Couture et créations intergénérationnelles tous azimuts

Ce projet couture et créations intergénérationnelles tous azimuts a été mené en 2012-2013 avec un groupe de 15 femmes de différentes origines géographiques et culturelles (française, kurde, marocaine, algérienne,espagnole). Ses objectifs ont été de rapprocher au sein d'un quartier sensible de Montpellier les femmes de différentes générations et de différentes origines culturelles, afin de mettre en valeur leurs richesses et savoir-faire interculturels.

Il s’agissait aussi de développer un esprit d'entraide pour soutenir les femmes immigrées en les incitant à sortir de l’isolement grâce à des temps de partage et de découverte mutuelle. Ici la fabrication d'une nappe de bienvenue pour un repas partagé et là les réalisations présentées lors du vernissage de l'exposition "femmes d'ici et d'ailleurs".

Des ateliers bijoux interculturels

"Mon expérience dans les ateliers de création mis en place dans l'association Pacim a été très riche car j'ai connu des dames des différents cultures  très animées pour apprendre.

J'ai voulu leur apprendre à fabriquer des bijoux de façon créative : mon objectif était  de  permettre à chacune de choisir ce qu'elles voulaient faire et de leur montrer les techniques à utiliser. Mon souhait a été de faire en sorte qu'elles utilisent leur imagination pour faire leurs propres créations.

Cela a été énorme car je me suis aperçue de leurs talents, de leur envie de créer et de la fierté de chacune, chaque fois qu’elles finissaient un bijou. Très souvent j'ai entendu dire « c'est beau et c'est fait pour moi ». J'ai aimé travailler avec elles parce qu'elles apprenaient vite et quand j’étais occupée avec une dame, les autres aidaient les dames qui avaient des difficultés.
Elles prenaient soin de mes affaires, des perles, des outils, elles étaient contentes. Le temps passait vite car on s'amusait beaucoup à créer. Le plus étonnant a été la variété des ces créations, personne ne faisait la même chose que l'autre, même quand certaines disaient « c'est joli ce que tu as fait, je voudrais faire pareil ».
A la fin de chaque atelier, les participantes m'aidaient à ranger, nettoyer, regarder par terre si une perle ou breloque était tombée. Le plus joli est l'air de satisfaction qu'elles avaient, leurs remerciements et le fait de vouloir continuer avec moi. Je suis fière d'elles parce qu'elles sont des bonnes élèves, pleines de créativité qu'il faut exploiter à travers les bijoux, j'aime ces travaux et je voudrais aussi continuer avec plaisir".

Cristelle Avila.